Review Life is Strange
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[Review JV] Life is Strange (and a bitch!)

La vie peut parfois être une grande emmerdeuse. Du jour au lendemain, votre petit quotidien tout tranquille peut se transformer en cauchemar. Life is Strange est la quintessence de ce sentiment : depuis sa sortie, nous sommes devenu accro, toujours plus avide de rebondissements jusqu’au moment où tout s’est terminé en novembre dernier. Mais depuis quelques jours, Square Enix a sorti une édition collector avec encore plus de contenus pour nous faire encore perdre plus de temps. L’occasion pour nous d’y retourner ou de découvrir le titre de Dontnod. Mais le détour vaut-il le coup car le voyage est très dur ?

Review Life is Strange

Il faut savoir se sacrifier, passer par un lot de sentiments variés pour parfois savourer de belles histoires. Le sacrifice est, selon moi, le mot autour duquel tourne Life is Strange. Max, jeune fille dû suivre ses parents dans une grande ville perdant ses racines et ses amis. Quelques années plus tard, le retour dans sa ville de jeunesse est un grand soulagement : elle est rentrée dans une grande école pour photographe et retrouve sa meilleure amie, Chloe, mais dans une situation inconfortable. En effet la rebelle aux cheveux bleus se fait tirer dessus. C’est à ce moment que Maxine se découvre des pouvoirs et décide de tout sacrifier pour sauver son amie en retournant dans le passé. Les deux BFF vont donc réapprendre à se connaitre et vont former un duo très attachant à la recherche de jeunes filles portées disparues, la dernière étant une amie très proche de Chloe après le départ de Max.

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Le classique tableau des détectives

À l’image de la recette Quantic Dream reprise par Telltale avec Walking Dead ou par Dreamfall Chapters, Life is Strange propose diverses situations où nos choix auront des conséquences pour la suite de l’aventure. Cela peut engendrer des résultats négligeables (oublier d’arroser une plante) mais aussi d’autres à graves répercussions (mort d’un personnage). Ce sentiment d’être aux manettes de notre destinée est très puissant d’autant plus qu’il est possible d’annuler nos mauvaises actions en rembobinant le temps. On s’amuse donc à jouer avec la vie, à tenter des choses qu’on ne ferait pas puis on annule tout pour faire le bien sauf que jouer avec mère nature a un certain prix. Le chapitre 3 le résumait très bien via la théorie du chaos car tout cela risque de mal terminer et Max le sait à cause d’une prémonition aperçue au tout début du jeu : Arcadia Bay – ville fictive où se déroule le jeu, dans l’Oregon – sera détruite. Max va donc se retrouver tirer entre deux courants : l’un pour aider Chloe à retrouver Rachel avec ses pouvoirs et l’autre à se demander si elle fait vraiment du bien à cause des catastrophes qui apparaissent (baleines échouées, chutes de neige, etc.)

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Des choses étranges apparaissent. Conséquences des choix de Max (et donc du joueur) ?

Life is Strange nous met alors dans d’innombrables choix cornéliens où le sacrifice est souvent une réponse et c’est là la grande puissance de ce titre. En tant que joueur il nous est parfois difficile voire impossible de faire un choix sans le regretter. Les scénaristes ont réussi là où ceux de Telltale n’ont pas réussi, c’est-à-dire créer des personnages très forts et attachants. Dans The Walking Dead, cette “supercherie” fonctionnait bien (dans le premier épisode, le second est moins bien réussi) jusqu’à un certain point après on découvrait les grosses ficelles qui se tiraient pour nous emmener dans une direction qui était en fait auto-pilotée depuis le début. Face à la concurrence le jeu français est meilleur en tout point car la magie opère du début à la fin même si j’avoue m’être senti arnaqué lors du chapitre final car on découvre quelques carottes, certains choix importants qui n’ont finalement aucune importance sur la fin très dure du titre où le choix cornélien sacrificiel est à son apogée.

On a là un grand jeu. Réussi sur quasiment tous ses aspects, Life is Strange est une aventure forte et contient ce genre de moments où il est difficile de s’en remettre. Il se savoure épisode par épisode, un peu comme une série, n’hésitez pas à laisser quelques jours entre deux chapitres pour mieux l’apprécier. Je sais ce sera dur mais votre périple sera bien meilleur de cette façon.

Fiche du jeu (au 24 janvier 2016) :
Titre : Life is Strange
Style : Aventure à choix
Développeur : Dontnod Entertainment (France)
Éditeur : Square Enix
Sortie : 30 janvier 2015 (dématérialisé) et le 22 janvier 2016 en boite (PS4, Xbox et PC)
Plateformes : Windows, PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360 et Xbox One
DRM : Steam, Humble Store
Configuration requise : PC classique
PEGI : 16
Prix : 20€

Je vous propose, pour terminer, un lien vers une playlist Spotify contenant la plupart des musiques du jeu ainsi que d’autres dans le même thème pour plus de 7 heures de bonheur.

Testé à partir d’une version commerciale sur Windows, depuis le 1er épisode. Screenshots réalisés par mes soins. Environ 15 heures de jeu.

Collector édition limitée Life is Strange

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Élevé à la sauce PlayStation, Thomas est un gamer touche à tout mais qui joue toujours à des anciens titres. Il partage cette passion depuis 2008 et est passé par toutes les cases, du blog à Dailymotion et même la radio pendant 4 ans. Il tente maintenant de faire découvrir ce milieu au plus grand nombre via TechArtGeek ou via des vidéos sur YouTube ou Twitch.

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