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Preview jeu vidéo : Deep Rock Galactic, pour l’amour du nain

Quand on bosse pour Deep Rock Galactic, faut s’attendre à suer du sang et à se prendre quelques gnons dans sa margoulette de nabot. Faut dire qu’ici c’est du sérieux, on n’est pas là pour faire briller les beaux yeux d’une donzelle ; alors Blanche-Neige, elle peut bien aller se rhabiller hein ! Chez Deep Rock, tout ce qui compte c’est de piocher un maximum de minerais précieux sans se faire becter par le premier insectoïde carnivore venu. Donc on mine un peu pour la gloire, certes, mais surtout pour un bon gros paquet de flouze, histoire de pouvoir s’envoyer quelques chopes dans le cornet à la fin du mois ou de se tailler une moustache à faire pâlir d’envie n’importe quel hipster digne de ce nom. Toutefois, sachez que cette richesse à un prix et qu’il n’est pas rare de voir un de ses potes trépasser avant d’être englouti par les tréfonds d’une mine labyrinthique. Alors camarades, levez bien haut vos godets pour trinquer à la mémoire de nos héros, des gaillards inébranlables et un peu paillards, prêts à se faire cramer la barbiche pour une poignée de crédits ; des nains des vrais ! Deep Rock !

La grandiloquence de cette introduction est à la hauteur de l’enthousiasme que suscite Deep Rock, après quelques heures passées auprès de son accès anticipé. Le FPS de la jeune équipe danoise de Ghost Ship Games repose sur un principe à la fois simple et efficace : absolument tout peut être cassé ! Les murs, le sol, le plafond… que ce soit à coup de pioche ou de lance-grenades, chaque parcelle de décor peut y passer. Pourtant, initialement l’hésitation nous guette, tant on souhaiterait ne pas abîmer les jolis souterrains en voxel qui servent de champs de bataille, tous générés de manière procédurale. Car si Deep Rock n’a pas une plastique irréprochable, tant s’en faut, la direction artistique en revanche fait bien le boulot, et on prend plaisir à arpenter les sombres tunnels au sein desquels poussent une végétation étrange, émettant des lueurs bizarroïdes presque mystiques. On se surprend alors à scruter les alentours, en admirant les jeux de lumière propres à chaque biome que propose le jeu, allant du paysage où les tempêtes de sable soufflent avec rage, aux vives grottes envahies de roches en fusion, en passant par de dangereuses zones radioactives. Enfin tout ça, on le fait avant qu’un méchant nous tombe sur le coin de la tronche.

Deep Rock

 

Il serait faux de dire que l’attrait principal de Deep Rock réside dans la récolte de minerais, bien que ce soit l’objectif principal de la majorité des quêtes disponibles. Non, là où le soft devient fendard, c’est lorsqu’il s’amuse à vous jeter des vagues de monstres qui n’auraient certainement pas fait tâche dans un Starship Troopers. D’ailleurs, bien qu’il soit possible de se suer à parcourir le jeu en solo en compagnie d’un robot multifonctions, c’est bien en multi (jusqu’à 4 joueurs) que Deep Rock devient grandiose. Car il faut alors s’organiser avec ses potes pour faire barrage aux vilains insectes, qui ne sont clairement pas contents de vous voir flâner sur leur territoire. Pour venir à bout de toute cette racaille, le jeu vous permet d’incarner quatre classes de combattants aux particularités bien distinctes : le Soldat qui fait jouer de sa sulfateuse et se paye le luxe de pouvoir installer des tyroliennes (bien pratique pour atteindre une zone en hauteur) ; l’Éclaireur armé d’un pistolet lance-fusées permettant d’illuminer votre chemin ; le Foreur qui mine avec l’agilité d’un farfadet ; et l’ingénieur capable d’installer des tourelles automatiques d’une précision mortelle. Autant dire qu’avec tout ce beau monde, rien de fâcheux ne saurait vous arriver…

Bien naïve que cette dernière phrase ! Pour peu que l’on soit audacieux et que l’on s’amuse à jouer avec les niveaux de difficultés les plus relevés, la mort pointe bien vite le bout de son tarin, et on commence alors à claquer des fesses dès qu’une nouvelle vague d’antagonistes est annoncée. Autant être direct, vos rase-mottes vont y passer, souvent. Mais ne soyez pas rebuter par cela, car c’est dans sa difficulté que Deep Rock se révèle incroyablement farceur, tant les raisons de mourir peuvent être multiples : un mauvais vent qui vous éjecte dans un cratère enflammé ; une bestiole volante qui vous emporte dans les airs ; un champignon qui décide de vous exploser au museau… Voir son copain passer l’arme à gauche dans un contexte incongru sera bien souvent synonyme de grosse marrade. Heureusement, il est possible de soigner les camarades tombés au combat, à la simple pression d’une touche de clavier, et ce durant quelques secondes.

Magne toi le derche !

Mais à partir du moment où nos courts sur pattes ont miné tout ce qu’il y avait à miner, ils font quoi ? Dans un premier temps, précisons que, lors de vos pérégrinations, vous serez accompagnés d’une mule robotique dans laquelle vous pourrez vider vos sacoches bien remplies. Une fois l’objectif atteint, il est alors possible de rapatrier une navette pour se tirer fissa… et de voir ladite mule se carapater vers elle sans demander son reste. Parallèlement, un compte à rebours s’enclenche : vous avez 5 minutes pour rejoindre votre bon de sortie. Il faut dès lors se frayer un chemin au milieu des rangs ennemis qui seront d’autant plus épais, juste histoire de vous coller quelques sueurs froides ; il est alors nécessaire de faire preuve de stratégie pour survivre et de solidarité pour ramener tout le monde à la maison.

 

Dès qu’une mission est accomplie, des composantes RPG font leur apparition, puisque des points d’expérience sont octroyés afin de monter de niveau, et donc d’améliorer certaines compétences qui hélas n’apportent, pour l’instant, rien de très significatif. Des crédits sont en outre distribués comme récompense, qui permettent d’améliorer vos armes et armures (encore très peu nombreuses) ou d’acheter des objets cosmétiques pour personnaliser votre avatar. Au rayon des regrets, même si Ghost Ship Games a encore largement le temps pour régler la mire, quelques très rares bugs (il est arrivé qu’un joueur spawn au mauvais endroit), un bestiaire encore peu étoffé dont on fait vite le tour (on aimerait plus de boss par exemple), et un manque de diversité dans les missions proposées. Un mot enfin sur la musique : tantôt contemplative dans les moments plus calmes, tantôt rythmée lorsque les mitraillettes commencent à rugir, celle-ci se marie parfaitement avec l’ambiance futuriste qui se dégage de Deep Rock.

 

Notre première impression

Quelle bonne surprise que ce Deep Rock Galactic, qui pose d’emblée des bases plus que solides pour une sortie future. Avec sa direction artistique soignée, son optimisation déjà quasi-parfaite, et ses passes d’armes rythmées procurant de savoureuses sensations de fun, le soft des Danois de Ghost Ship Games se hisse déjà au rang de grande promesse. En espérant que la jeune équipe de développeurs continue sur sa lancée, en étoffant le contenu de leur bébé tout en se montrant à l’écoute de sa communauté. Ce qui semble être le cas comme l’en attestent les mises à jour mensuelles. A suivre de très près…

Fiche du jeu

Titre : Deep Rock Galactic
Style : FPS coopératif
Développeur : Ghost Ship Games (DK)
Éditeur : Coffee Stain Publishing
Sortie : le 28 février 2018 (accès anticipé)
Plateformes : PC ; Xbox One
Prix : 22.99€ sur PC
Langues : textes en français, voix anglaises
Site officiel : https://www.deeprockgalactic.com/
Informations à jour au 12 septembre 2018

Clé cd offerte pour la réalisation du test.

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