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X-Men : Days of Future Past, la critique

X-Men: Days of Future Past, les mutants face à l’extinction?

Au cinéma, la franchise X-Men (dont les droits sont détenus par la Fox, n’attendez donc pas de réunion avec les Avengers de Marvel ou le Spiderman de Sony) sème le chaud et le froid, alternant les véritables réussites (X-Men 2 , First Class) et les ratages complets (L’Affrontement Final, les deux X-Men Origins). Initiée par Bryan Singer en 2000, la série lui revient pour sa septième déclinaison : Days of Future Past. Alors que le formidable Captain America : Le Soldat de l’Hiver est encore dans tous les esprits et que Gardians of the Galaxy s’annonce très alléchant, comment le dernier opus de la saga cinématographique des mutants peut-il tirer son épingle du jeu ?

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L’histoire de Days of Future Past nous mène en 2023 où les mutants menés par Charles Xavier (Patrick Stewart) et Magneto (Ian McKellen) sont au bord de l’extinction, pourchassés sans relâche par les Sentinelles, robots protéiformes spécialisés dans la traque et la destruction des mutants. Dans une tentative désespérée pour changer le cours des évènements, Wolverine (Hugh Jackman) est envoyé en 1973 pour empêcher Mystique (Jennifer Lawrence) d’assassiner Bolivar Trask (Peter Dinklage), le créateur des Sentinelles, et de sceller le destin de toute la nation mutante. Il devra pour cela convaincre un jeune Charles Xavier (James McAvoy) qui a renoncé à ses pouvoirs et un jeune Magneto (Michael Fassbender) aux motivations troubles…

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Dès les premières notes du générique de début, les intentions de Days of Future Past sont claires : marcher dans les pas de X-Men 2, dont il reprend le magistral thème principal. Mais la comparaison ne s’arrête pas là avec de nombreuses scène qui font écho au deuxième film de la franchise (Magneto et ses billes métalliques, la scène d’action de Vif-Argent qui évoque celle de Diablo…). Days of Future Past construit également son identité visuelle en s’inspirant à part égale du First Class de Matthew Vaughn, par ailleurs scénariste de ce septième opus. Le grand écart entre ces deux influences fonctionne plutôt bien, même si la profusion de personnages issus des film de Singer et de celui de Vaughn ne permet pas un traitement équivalent pour tous, ni même un développement satisfaisant pour les nouveaux-venus. Le grand perdant est sans conteste Trask, dont les motivations sont à peine effleurées…

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Pourtant, même si le scénario peine à mettre en valeur tous les protagonistes, les enjeux sont extrêmement clairs et apportent une profondeur dramatique qui manque cruellement aux blockbusters super-héroïques, à de rares exceptions (les Batman de Nolan ou… les X-Men de Singer et Vaughn). A ce titre, la photographie très sombre des scènes futuristes renforce le sentiment de désespoir pour ces mutants au pied du mur, qui mettent leur destin entre les mains de Logan. Côté réalisation, Singer arrive admirablement à jongler entre scènes intimistes et moments de bravoure spectaculaires, avec une virtuosité indéniable quand il s’agit de mettre en valeur les pouvoirs des mutants dans des chorégraphies pour le moins impressionnantes (surtout Vif-Argent et Blink). Ajoutez à cela le talent et le charisme du casting, James McAvoy et Jennifer Lawrence en tête, et Days of Future Past s’élève sans conteste dans la hiérarchie des films de super-héros.

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Malgré un certain manque d’identité propre et des faiblesses scénaristiques flagrantes, Days of Future Past est sans l’ombre d’un doute l’un des meilleurs (sinon le meilleur) films de la franchise X-Men grâce à des enjeux puissants et une savante alchimie entre grand-spectacle et tension dramatique. Plus qu’un excellent blockbuster de super-héros, Days of Future Past est un excellent film qui peut plaire au-delà des amateurs du genre, contrairement aux films de la Marvel qui n’ont d’autre prétention que de divertir.

 

PS: si vous avez la possibilité, évitez la 3D qui assombrit tellement l’image que les scènes se passant dans le futur sont à la limite du lisible, particulièrement dans le prologue…
 
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Un commentaire
  • hurlevent
    26 mai 2014 at 10 h 15 min
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    Et avec Omar Sy répliques. ^^

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