Onizumu
Jeux vidéo

Japan Expo 2018 – Interview d’Amir Zellal, créateur d’Onizumu

Quelles sont les personnes les plus aptes à parler d’un jeu vidéo ? Les créateurs bien sûr ! Et que se passe-t-il quand on les laisse décrire leur oeuvre sans interruption ni question chiante ? Enfin si, quelques questions chiantes quand même sinon ne sera pas drôle. Cela génère une espèce d’interview où les membres du studio interviennent pour nous faire découvrir leur jeu avec beaucoup d’amour. Voici « Parle à mon dev », une émission enregistrée en direct des différents événements dans lesquels nous nous déplaçons.

J’avais vaguement entendu parler d’Onizumu la première fois à l’occasion des Geek Days de Lille mais je ne m’étais pas plus penché sur son cas à ce moment, faute de temps. C’est en me baladant dans la zone des jeux indépendants de la Japan Expo que je suis tombé sur ce jeu qui attire l’œil dès le premier regard. Un peu comme ce genre de personne que vous croisez dans la rue (ou à la télé ne nous voilons pas la face) et qu’il y a un truc qui vous attire beaucoup. Sans raison. Pas le coup de foudre mais une certaine beauté inexplicable.

C’est un peu ce qui s’est passé avec Onizumu. Même à côté du génial Fly Punch Boom!, le jeu d’Amir Zellal dénotait totalement de ses proches voisins, l’autre titre juste à côté était Double Kick Heroes (on peut même voir Blackmagic dans l’interview qui suit). C’était même surement le seul qui se fondait bien dans la masse aux allures du Japon.

Amir a un gros bagage dans le dessin car il a auparavant travaillé dans cette industrie et a même passé quelques années au Japon. Pas besoin de vous le cacher, cela se voit tout de suite en voyant le peu d’images disponibles du titre sur le net. Le prototype apporté à la Japan Expo est pour le moment là afin de démontrer les possibilités du jeu mais même avec seulement une dizaine de minutes, on sent qu’Onizumu a la rage au ventre.

Actuellement il n’est possible que de ne contrôler que le personnage visible dans les captures mais Amir promet un deuxième héros pour les besoins de l’histoire. Onizumu bien d’axé sur la baston sera aussi un jeu avec une belle histoire, nous promet-on.

Mais quand il s’agit de me mettre face à un beat them all, je réponds tout de suite présent car j’adore ça. Je n’en ai pas beaucoup chroniqué ici mais vous pouvez voir que c’est un genre qui me parle avec mes textes sur Samurai Riot, Aurion ou Hidden Dragon Legend – et on pourrait citer Double Dragon, Streets of Rage, Castle Crashers ou Little Fighter 2 pour ne citer qu’eux, rien que pour la 2D. Dans Onizumu, les coups ont un putain d’impact, ça claque méchamment. On sent vraiment l’inspiration de l’animation japonaise comme Dragon Ball. Il y a même des pouvoirs surpuissants où le héros se transforme tel Son Goku et là c’est la bagarre des Dieux et les dents des ennemis qui explosent.

J’ai tout de même deux points que je souhaiterais voir améliorer. Mais bon comme il s’agit d’un prototype, nulle doute que cela est déjà dans la tête de l’équipe mais je préfère vider mon cerveau, je pourrais m’en vouloir. Le premier problème vient de l’IA qui ne représente aucune menace. Du moins pour moi. Je n’ai pas vocation à dire que je suis un très bon joueur mais j’ai plus eu l’impression d’avoir affaire à des punching-balls plutôt que de réels ninjas. Le deuxième truc vient plus d’un élément de level design vers la fin de la démo, une espèce de tour à escalader très chiante qui mériterait un petit ajustement.

Mais il ne faut pas s’arrêter là-dessus car l’expérience était excellente. J’ai hâte d’en découvrir plus.

Voici donc l’interview. Vous verrez que dorénavant j’ajoute la vidéo qui va avec, si la personne concernée n’y voit pas d’inconvénient, bien entendu. Et comme d’habitude, un ou plusieurs trailers / vidéos de gameplay accompagnent l’interview. Bon visionnage.

Catégories
Jeux vidéo

Élevé à la sauce PlayStation, Thomas est un gamer touche à tout mais qui joue toujours à des anciens titres. Il partage cette passion depuis 2008 et est passé par toutes les cases, du blog à Dailymotion et même la radio pendant 4 ans. Il tente maintenant de faire découvrir ce milieu au plus grand nombre via TechArtGeek ou via des vidéos sur YouTube ou Twitch.

Laissez une réponse

*

*