Japan Expo - Jeux vidéo indépendants
Jeux vidéo

L’union fait la force des développeurs indépendants lors de la Japan Expo

Indé dans le cœur, solidaire dans la vie

Comme je l’expliquais il y a peu, je n’étais pas un régulier de la Japan Expo jusqu’à il y a peu. Avec une belle mise en avant de développeurs indépendants depuis l’année dernière, le festival parisien est devenu un événement majeur du monde du jeu vidéo. Paradoxalement, on ne trouve pas nécessairement de titres issus ou orientés vers l’univers nippon. On trouve de tout et pour tout le monde, et toujours de haute qualité. Voici une longue présentation de ce que Peter d’Indie Beard Communication a pu réunir durant ces quatre jours de folie.

Noara (presskit)

Les jeux indépendants déjà chroniqués sur TAG

Que ce soit une production indé ou gigantesque qui brasse des millions, voir le même titre à quelques mois d’intervalle n’est pas toujours synonyme d’un article publié dans ces colonnes. En effet parfois le jeu ne possède suffisamment pas de nouvelles fonctionnalités ou d’améliorations pour justifier la rédaction d’une autre preview. C’est pourquoi j’ai décidé de tout de même faire un coucou aux créateurs, de parfois rapidement discuter avec eux sans nécessairement relancer une partie. Un coup d’œil, une question suffit à voir où c’en est. Voici donc les jeux présentés qui ont déjà été chroniqués ici avec les liens vers les articles :

Double Kick Heroes

Les interviews à venir

J’essaie de réaliser des interviews depuis quelque temps. Je devenais plutôt à l’aise avec le format audio mais j’ai voulu me lancer dans la vidéo pour cette Japan Expo. Gérer la prise de vue, la prise de son et les questions tout seul demande une sacrée gymnastique. Pour être franc, ce n’est pas tout à fait une réussite. J’ai sous-estimé ces difficultés et j’ai été un peu défaitiste durant le dimanche après-midi… Mais j’ai tout de même cinq interviews de créateurs indépendants et passionnés dans ma besace. Je débute les montages très bientôt. Liste des jeux et créateurs qui bénéficieront d’un article dédié :

  • SUMOCRATS avec Fabien Duchene : super jeu de compétition, genre handball violent en 3D et en impesanteur
  • Onizumu avec Amir Zellal : beat them all très cool avec un chouette côté manga
  • Old School Musical avec François Bertrand : un excellent jeu musical déjà présenté ici (preview)
  • vridniX avec Greg : un super jeu de plateforme aussi chroniqué sur TAG (preview)
  • Huge Enemy avec Yann Pennaneac : un shooter complètement fou.

Le jeu à essayer à la maison

Lorsque j’ai discuté avec l’un des créateurs de Vanishing Stars, on m’a proposé de télécharger la démo afin de découvrir le jeu tranquillement chez moi. Avec sa belle gueule et son concept intéressant, nul doute que dès que mon emploi du temps désemplira, je testerai ce jeu.

Si vous ne connaissez pas, Vanishing Stars peut se résumer rapidement et simplement : c’est un Tower Defense compétitif. Vous créez des unités à l’aide de ressources qui augmentent avec le temps et vous les envoyez vers la base ennemie. Si cela vous intéresse, la démo est téléchargeable gratuitement sur itch : https://ninpo.itch.io/vanishing-stars-colony-wars. Mon avis complet arrivera sans doute un jour dans ces colonnes (peut-être après la gamescom ?)

Les jeux indépendants laissés sur le coin de la route

Avant d’entamer quelques petites previews, je tenais à m’excuser auprès de certains studios car soit je ne suis pas allé les voir, soit je n’ai pas pris le temps de tester leur jeu. Comme je le disais auparavant, je fais toujours face tout seul à une montagne de travail lors d’un événement. Et vous n’avez pas idée de la masse de travail en amont et en aval chez moi. Pour rappel, écrire ici n’est qu’une passion que j’exerce bénévolement et pour vivre il faut un travail. Avec ma vie professionnelle et personnelle, il est difficile de « bosser » comme je le voudrais pour TAG. Fin de la parenthèse bureau des pleurs mais voilà, comprenez que je ne puisse pas tout faire et que je m’impose certaines limites pour ne pas exploser en plein vol.

Je vais donc vous lister les jeux qui étaient présents lors de la Japan Expo mais qui n’auront malheureusement pas encore d’article ici. Je ne vais pas non plus rentrer dans le détail (de toute façon je ne peux pas, je n’y ai pas joué) mais j’ajouterai tout de même une vidéo ou une capture en fonction de ce que je trouve sur les internets.

Super Chicken Catchers

Struggle for Light

Le jeu est sorti : https://store.steampowered.com/app/883280/Struggle_For_Light/.

Golem Rage

Le jeu est sorti sur iOS et Android.

Star Waker

Le jeu est disponible sur Steam : https://store.steampowered.com/app/693090/Star_Waker/.

Alterity

Tavernier

Le jeu est sur Steam : https://store.steampowered.com/app/517370/Tavernier/.

God is a Cube

Wizama

Système de création de jeux de plateau : https://www.wizama.com/fr/.

Harmonium

Harmonium est disponible sur Steam : https://store.steampowered.com/app/712890/Harmonium/.

MainFrames

GalaxyHat Wars

Trailer n°1 GalaxyHat Wars

Hello !Je vous présente le tout premier trailer de GalaxyHat Wars !! Bon, par contre, vive la qualité Facebook ! Les illustrations du début ont été réalisées par I'm Maylis. Bon visionnage et partager à fond !!Hi !Here is the first trailer of GalaxyHat Wars !! However, don't take care about Facebook quality ! Illustrations on the beginning are realized by I'm Maylis. Nice seeing and share a lot !!

Publiée par Dr. Bob WORLD sur Samedi 17 février 2018

Previews de jeux vidéo indépendants

On termine par le meilleur, c’est-à-dire des présentations de jeux indé découverts et testés lors de la Japan Expo.

Fly Punch Boom!

Avant de commencer, tentons de jouer à un petit jeu à la con : essayez de ne pas trop regarder les images qui accompagnent cette preview avant la fin de celle-ci.

On a là affaire à un gros morceau ! Mais avant de vous présenter ce jeu tout droit sorti d’Italie, laissez-moi reporter les dires de certains autres développeurs du pôle indépendant : « Tu as joué au jeu là-bas ? C’est complètement ouf !  » ; « Tu connais le jeu juste à côté ? Non ?! Vas-y joue ! ». Je pourrais faire une petite liste car tout le monde était unanime : Fly Punch Boom! est une tuerie.

Le pire c’est que ça partait mal. Trouvant un peu de temps libre samedi en fin d’après-midi, je me positionnai derrière deux joueurs qui ont apparemment squatté le PC une bonne partie de la journée. C’est déjà bon signe. C’est aussi l’assurance d’être spectateur d’une belle partie. Mais au bout de 5 ou 10 minutes, une sensation troublante m’engloba. J’ai la capacité de comprendre rapidement comment fonctionne un jeu vidéo rien qu’en le regardant quelques minutes, sans nécessairement maîtriser si c’est mon tour, mais au moins je sais à peu près quoi faire. Mais là rien !

J’en avais pris plein la gueule mais une fois la manette en main, impossible de faire quoi que ce soit malgré les commandes imprimées sur une feuille qui trônait devant moi. C’est donc avec le développeur que j’ai assisté à une formation extrême et complète de l’un des meilleurs jeux de baston que j’ai pu essayer de ma vie. Désolé CHOP, désolé TowerFall mais là c’est chaud !

FPB! est un jeu de combat en deux dimensions avec un aspect cartoon fort prononcé. Votre personnage vole dans un grand espace ouvert mais rempli de bâtiments, de trains, de cactus géants et bien d’autres éléments loufoques. Le but consiste à taper au corps à corps votre adversaire avec un contrôle général qui fait penser à ROCKETSROCKETSROCKETS. En accélérant, votre coup sera plus puissant mais une fois la droite balancée, tout le sel du jeu prend forme.

Lorsque le vrai combat débute, une jauge apparaît et commence à se remplir. Celui ou celle qui la complète le plus sans la remplir remporte le duel. Un autre système de shifumi s’y ajoute, ce qui permet de renverser la situation (le contre gagne contre le coup droit, le lancer contre le contre, le poing contre le lancer). La rixe gagnée, l’ennemi vole à l’autre bout de la carte. À ce moment tout devient possible : soit vous foncez pour enchaîner les coups avant que l’autre reprenne connaissance (par accélération ou téléportation) ; soit il rencontre un objet du terrain durant sa dérive. Une sorte de QTE (à l’aide d’une jauge) se lance dans ce cas et s’il est loupé, c’est une défaite instantanée dans un déluge de what the fuck.

De nombreuses morts horribles (mais drôles) se cachent dans les quatre cartes présentées durant la Japan Expo. Le développeur italien promet une cinquième carte pour la sortie prochaine. Pour finir, une question : rien qu’avec ce texte et si vous avez joué le jeu de ne pas regarder les images, est-ce que ça vous fait penser à Dragon Ball Z ? Moi à fond et je ne suis pas le seul à penser que Fly Punch Boom! est surement le meilleur DBZ de tous les temps ! Maintenant regardez les images et le trailer, vous verrez.

Site officiel : http://flypunchboom.com.

Genetic Disaster

Cela fait un moment que je croise Genetic Disaster (depuis la précédente Japan Expo je crois) mais je n’avais jamais pris le temps de m’y mettre. Il faut dire que lui aussi est très souvent complet avec quatre personnes qui s’éclatent tout le long de l’événement où il se montre.

Le jeu de Team 8 pourrait se résumer simplement, et peut-être trop facilement, par : il s’agit d’un Binding of Isaac coopératif. Ou plutôt un Enter the Gungeon à plusieurs (ce qui est aussi le cas mais bon bref). C’est donc accompagné jusque trois autres comparses que vous parcourez des donjons générés aléatoirement dans le but de toujours mieux vous équiper pour atteindre la fin. Le début de partie est toujours identique avec le choix du personnage (important car ils ont tous un pouvoir différent) et d’une arme. Puis c’est parti.

GD se dirige très simplement en mode twin-stick shooter. Les héros sont très mobiles et possèdent en effet des caractéristiques bien distinctes avec un plus axé sur des patates à mettre au corps à corps alors qu’un autre va plus tanker. À l’écran se passe alors un gros bordel général avec des tirs dans tous les sens, des ennemis qui apparaissent de partout et des décès qui arrivent plus vite qu’on ne le croit.

Les situations cocasses et drôles s’enchaînent à grande vitesse et si par malheur toute l’équipe vient à y passer, on relance une partie sans hésiter. Oui Genetic Disaster fait partie de la grande famille des « rogue », il faut donc faire et refaire les mêmes zones pour s’équiper et apprendre à mieux jouer. Mais comme je le disais, le titre semble tenir la promesse d’un bon moment sur la durée, ce qu’on demande à ce genre de jeu coopératif.

MagiCats Builder

Alors ce titre est assez particulier car j’aurais envie de vous dire : « Il est gratuit, téléchargez-le et essayez-le ». C’est bon vous êtes toujours là ? Si l’envie de télécharger ce titre n’est envisageable qu’après mon avis, je vous en remercie. Mais désolé de vous décevoir car je n’ai pas vraiment joué à MagiCats Builder. J’ai principalement discuté avec l’un de ses créateurs et j’ai beaucoup observé. Hashtag voyeur.

Le titre de Dreamz Studio est gratuit et vous permet de créer des niveaux en 2D avec les morceaux offerts par les développeurs. Avec un peu d’huile de coude, vous pouvez ensuite améliorer votre carte pour en faire plus qu’un simple platformer. Pouvant se parcourir à plusieurs, les cartes partagées par le système interne – oui pas de Steam Workshop, peut-être pour mutualiser le partage sur les plateformes iOS et Android – sont généralement des cartes à la Rayman Origins (de longs niveau de plateforme) ou des cartes raccourcies pour du battle.

Si le système de tarification semble réglo, je dois malheureusement avouer que j’ai énormément de mal à voir l’intérêt sur la durée. Ou plutôt, je devrais dire que je comprends que ça intéresse du monde à finir les meilleures cartes partagées, d’en créer d’autres encore meilleures mais je ne suis clairement pas le public. Si l’idée de créer et diffuser vos inventions, si vous avez des envies de vous exercer dans le level design comme l’avait fait Super Mario Maker à son époque, nul doute que MagiCats Builder est fait pour vous.

Altero

Pour Altero, je triche car j’ai un peu honte de moi-même. Pour être franc, cela fait quelques mois que j’ai découvert ce titre tout droit arrivé du Brésil. J’ai rencontré Sergio lors de l’Indie Garden Assembly et je l’ai revu accompagné de Tiago, son compère, durant la PAX. Il n’est jamais trop tard comme on dit.

Le titre d’Electronic Motion Games se présente comme un simple jeu de puzzle et plateforme à première vue. Sauf que Sergio a voulu aller plus loin avec sa mécanique principale basée sur la mort. La mort doit avoir un but et une explication. Mourir vous aidera certes à avancer mais cela vous servira-t-il à la fin ?

Je parle de décès depuis quelques mots mais à quoi bon ? C’est très simple, notre héros a la capacité de revivre indéfiniment et vos vous précédents rejouent leur vie de leur côté. Cela se représente facilement à l’aide de balises de sauvegarde, des totems où vous ressusciterez après être passé de l’autre côté. Les énigmes sont plutôt simples au début et se complexifient à mesure de votre avancée.

Pour illustrer un cas d’utilisation, imaginez une passerelle qui ne peut bouger que si vous maintenez un levier baissé. Si vous tenez ce manche, vous ne pouvez pas aller sur la planche mobile. Activez-la et attendez qu’elle soit à votre portée puis suicidez-vous. Votre vie précédente se matérialisera au totem puis enclenchera le levier, il ne vous reste plus qu’à rejoindre la passerelle avec votre nouvel avatar tout neuf.

Oui ça ressemble fortement à certaines parties du chef-d’oeuvre Braid mais peu importe. Le propos est différent et quand bien même, Altero semble très bien réussi pour les quelques minutes que j’ai pu essayer. Je continuerai de le surveiller.

JoinBots

Se jouant systématiquement à deux, c’est accompagné du très sympathique Hellstrif que nous sommes venus à bout de la courte démo de JoinBots. Dans une ambiance me faisant penser à Insanely Twisted Shadow Planet, on dirige ici chacun un vaisseau relié à l’autre par une sorte de corde magique. Ce lien vous empêche de vous éloigner l’un de l’autre mais permet de résoudre certains puzzles.

Les niveaux sont remplis de mécanismes ou d’ennemis à défaire en prônant une collaboration sans faille. Avec Hellstrif, je ne compte plus le nombre de fois où on s’est marré ou chamaillé car je suis parti à gauche et lui à droite. La corde peut aussi changer de couleur pour faire rebondir certains éléments ou éliminer des méchants vaisseaux, principe nécessaire pour avancer. Le dernier tableau combinait tous les systèmes précédemment rencontrés et demandait d’être attentif pour réussir. Au bout de quelques essais et grâce à un conseil d’un développeur, la démo se terminait et c’était très bien. Je n’ai pas pu discuter avec la personne sur place car elle n’était pas présente dimanche mais il est sûr que JoinBots est un jeu sympathique à découvrir.

Vous pouvez le télécharger sur itch : https://joinbots.itch.io/joinbots.

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Élevé à la sauce PlayStation, Thomas est un gamer touche à tout mais qui joue toujours à des anciens titres. Il partage cette passion depuis 2008 et est passé par toutes les cases, du blog à Dailymotion et même la radio pendant 4 ans. Il tente maintenant de faire découvrir ce milieu au plus grand nombre via TechArtGeek ou via des vidéos sur YouTube ou Twitch.

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