Armored Warfare
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Test jeu vidéo – Armored Warfare, baston de chars sur PS4

Vous est-il déjà arrivé de retomber sur quelqu’un ou quelque chose qui vous attirait quelques années précédemment ? Pour des raisons diverses, vous vous étiez perdus de vue, vous ne vous parliez plus, à peine vous voyiez des nouvelles apparaître quelques secondes sur les différents réseaux sociaux en commun. C’est mon cas ! Si vous vous doutez bien que je ne suis pas là pour parler de ma vie privée – alors que cela rentrerait presque dans le sujet mais ce n’est pas le site pour cela ! – c’est exactement ce qui m’est arrivé avec Armored Warfare. En 2014, je découvrais le jeu à la gamescom chez My.com et je m’étais amusé comme un fou avec des développeurs de chez Obsidian. Presque deux ans plus tard, j’installais enfin la version définitive sur mon PC mais celui-ci n’était pas d’accord. Manque de puissance, je le désinstallais et perdis sa trace pendant plus de deux ans jusqu’à ce que je reçoive des mails me prévenant d’une sortie sur PlayStation 4.

Armored Warfare PS4

Pour être tout à fait honnête, je recevais aussi les communiqués concernant la version PC mais même son aspect gratuit et après une petite mise à jour de mon matériel, je n’ai jamais remis les pieds dans un tank, préférant les navires de la concurrence. Me retournant peu à peu vers le jeu vidéo console à cause d’un porte-feuille ne me permettant pas d’acheter le moindre matériel capable de jouer et streamer dans des conditions favorables, cette sortie sur la machine de Sony durant le mois de février dernier était du pain béni pour moi qui aimais tant Armored Warfare. Après quelques déboires avec l’un de mes studios favoris, My.com s’est acoquiné avec Saber Interactive et ont sorti un très bon portage sur PS4.

Pour les deux du fond du champ de bataille qui n’auraient pas suivi ou compris, Armored Warfare est un free to play dans lequel vous contrôlez un char d’assaut. Exactement comme World of Tanks si cela vous parle plus. Ne me demandez pas quelles sont les différences entre les deux titres car j’en serai incapable, je n’ai jamais lancé le titre de Wargaming (sauf World of Warships comme je le disais plus tôt). Ici AW vous place dans des boites de métal avec un pilotage plutôt arcade dans de grandes batailles qui pourraient faire penser aux combats d’un jeu de tir classique style Battlefield. Sauf qu’au lieu de biffins, vous dirigez des destructeurs armés d’obus.

Armored Warfare PS4

Un des trois arbres de chars à débloquer

Il y en a pour tous les goûts et styles de jeu. Le jeu offre quatre classes de chars avec chacun leurs caractéristiques propres. Cela va du tank équilibré en passant par le léger (très rapide mais peu protégé) au lourd (lent mais très puissant) avec trois corporations distinctes ayant chacune ses spécialités. Si finalement l’ajout de ces entreprises ne sert à rien, cela permet de séparer les véhicules par pays ou région mondiale. Vous trouverez donc des chars issus des États-Unis ou de la Chine, et vous choisissez selon vos préférences et votre épargne. La notion d’argent est très importante, surtout dans un jeu gratuit dans ce genre (on y reviendra plus en détail) car cela vous offre la possibilité d’acheter de nouveaux blindés et embellir votre garage. Comme tous les titres du genre, votre expérience glanée durant les parties n’augmente pas celle de votre avatar mais celle du véhicule sélectionné qui participe aux combats. Vous débutez le jeu avec un char de niveau 1 et une fois sa barre d’expérience remplie, vous débloquez l’accès aux véhicules de niveau 2, qu’il vous faudra acheter. Bien sûr, une certaine frustration s’instaure car vous ne pourrez pas prendre n’importe quel tier 2 – le “tier” est le terme anglais tout le temps utilisé pour parler de ce genre de système de niveau – car vous devrez suivre un arbre de déblocage comme dans les RPG. Un char de tier 5 vous fait envie ? Vous serez obligé.e de compléter ceux des tiers précédents !

Formule magique de la carotte, les F2P de ce genre fonctionnent à merveille depuis plusieurs années et forcent les joueuses et joueurs pressés de passer à la caisse. Si vous avez un tempérament patient (ou radin !) comme moi, le farm pour engranger des tonnes de thunes à force de parties n’est pas des plus déplaisant. Même si j’ai été aidé à l’aide d’un pack fondateur qui nous a gentiment été envoyé dans le but de profiter pleinement du jeu pour ce test, je n’ai pas senti de blocage ou de forcing jusqu’au tier 4 si on se contente de rester sur une seule branche d’évolution. Ce n’est qu’après que les prix flambent et deviennent démesurés et il faut jongler avec quatre monnaies. Si je n’ai plus leurs noms en tête c’est parce que cela m’est tombé des mains ! Il y a la thune classique, des genres de dollars que l’on gagne durant les parties ou avec des loot boxes qui permettent d’acheter des chars, des améliorations ou des trucs pour votre équipage. Ensuite, chaque véhicule a de l’expérience représentée par une deuxième barre, qui permet de déverrouiller les améliorations (pour après les acheter et les équiper avec les dollars). Il y a aussi deux autres valeurs dont je n’ai pas bien compris le principe, apparemment axées sur le premium (des trucs à acheter avec de l’argent réel), elles permettent d’avoir des trucs bloquées autrement et peuvent accélérer l’avancée.

Armored Warfare PS4

Exemple d’éléments à acheter pour un seul char

Si la porte d’entrée d’Armored Warfare est gratuite, on peut être poussé à lâcher de l’argent pour aller plus vite mais franchement ne vous prenez pas la tête durant les premières heures. Essayez de découvrir le style qui vous plait le plus à travers les quatre classes et contentez-vous de cela pour débuter. Vous n’aurez que deux modes de jeu principaux au départ mais cela est suffisant pour vous faire la main d’autant plus que les développeurs ont mis en place un système d’équilibrage qui marche très bien. Seuls les tanks de niveau équivalent (plus ou moins un tier d’écart) se retrouvent dans la bataille et il semble même y avoir un autre tri afin de répartir équitablement les rôles. Cela fait le tri pour qu’il n’y ait pas que des chasseurs légers par exemple : les équipes sont très harmonieuses. Certes l’harmonie n’est pas le premier mot qui vient en tête quand on parle de vingt chars d’assaut qui se foutent sur la gueule pendant un quart d’heure mais grâce à un judicieux nivellement des niveaux, même une personne expérimentée ayant une centaine d’heures au compteur pourra se faire éclater par un petit nouveau car leurs blindés seront presque au même niveau et le jeu est très arcade, ce qui permet aux plus mauvais de s’amuser.

Je vous avoue que je n’y connais rien en balistique de char ou en balistique tout court mais des obus qui filent tout droit sur 500 mètres sans perdre de coefficient de pénétration, c’est plutôt agréable. Ce n’est peut-être pas réel (n’hésitez pas à venir me corrigez si vous connaissez les détails car je n’arrive pas à trouver facilement d’informations) mais l’objectif premier d’un jeu vidéo est de s’amuser et Armored Warfare le fait très bien. On rentre dans une partie et on comprend en trente secondes comment tout fonctionne. Le tank se dirige comme un bonhomme d’un jeu de tir à la première ou tierce personne. C’est vraiment pareil ! On se cache derrière un bâtiment puis on se décale une fois l’obus chargé et on tire. On repart se cacher le temps du rechargement ou on fonce le canon le premier si on est équipé d’un véhicule d’harcèlement comme j’aime tant piloter avec ses charges certes faibles mais rapides.

Armored Warfare PS4

Il y a ensuite quelques subtilités qui viennent s’ajouter au fur et à mesure que l’on débloque et augmente de niveau. Votre armement de base pourra être amélioré et de nouvelles munitions seront interchangeables durant la partie afin de vous adapter à vos adversaires car certaines grosses balles explosives peuvent être inefficaces. Il faut donc, à partir d’un certain tier, commencer à réfléchir et voir quels sont les chars en face afin de choisir son équipement pour réaliser le plus de dégâts possible. Et même si on est à des années-lumière d’une simulation, les dégâts sont localisés ce qui signifie que l’avant des tanks sera par défaut plus protégé et que viser et abîmer les roues ou chenilles immobilisera le blindé. Il en va de même pour la tourelle. Moyennant quelques dollars vous pourrez donc acheter des modificateurs vous aidant à aller plus vite, à viser plus rapidement, ou faire plus de dégâts avec des obus HEAT. Il existe une tonne de choses à débourser pour pousser quelques statistiques vers le haut mais cela coûte parfois tellement cher. Cela peut créer une différence avec les personnes riches mais j’ai l’impression que cela ne déséquilibre pas trop les parties mais peuvent octroyer quelques avantages non négligeables. Avoir une vitesse de réparation des roues (dans les zones prévues à cet effet) c’est quand même intéressant si vous avez été touché par exemple.

Armored Warfare PS4

L’interface peut être surchargée !

Plusieurs modes de jeu sont disponibles. Il y en a trois principaux : un grand mode bataille, un mode compétitif (uniquement pour les chars supérieurs ou égaux au tier 4) et des missions en coopération. Le premier vous place dans un combat de quinze minutes maximum avec des points à contrôler. Ces zones changent dynamiquement avec le temps écoulé et obligent donc de maîtriser totalement la carte sous peine de perdre trop de points. Arrivés à zéro, c’est la défaite. Le mode est plutôt bien pensé car dans un premier temps il pousse les équipes à se cantonner à la surveillance de deux territoires mais de nouvelles zones apparaissent de temps en temps afin d’acquérir des bonus nécessaires à la victoire. Ces avantages permettent de lancer des drones de reconnaissance, de demander des bombardements ou d’activer des tourelles de défenses. L’équipe qui arrivent à gérer correctement ces bonus s’en sort généraltement victorieuse. Puis d’autres zones à contrôler remplacent les précédentes et se rapprochent du centre de la carte, ce qui rentre totalement en opposition avec la guerre de territoire. On se retrouve toujours à bouger pour vider un point de contrôle puis à repartir à l’autre bout aider les copains. Enfin, de nouvelles cartes sont venues s’ajouter à celle de départ et chacune apporte ses bonnes idées de level design afin de jouer au chat et à la souris à bord d’un véhicule de destruction de plusieurs tonnes.

Les autres modes sont plus classiques. Le mode compétition vous met quand une petite équipe avec une seule vie avec comme but simple celui de rester en vie. L’équipe qui a au moins un survivant gagne. Si vous mourez vous pouvez tout de suite en relancer une autre mais avec un autre tank tant que celui détruit n’est pas réparé (cela peut être accéléré à l’aide d’argent). Enfin le mode coopératif n’est pas bien excitant mais permet d’apprivoiser correctement le jeu car vous faites face à des blindés dirigés par une IA de niveau CP dans des missions dont les objectifs ont été rédigés par des enfants de la même section scolaire.

Armored Warfare PS4

Impossible de voir le char adverse (verdure et citerne) mais comme un pote le voit, je peux lui tirer dessus précisément !

Mais bon ce n’est pas ce dernier point négatif qui va venir ternir mon expérience sur Armored Warfare car il y en a pour tous les goûts et on ne cherche pas à lire de la grande littérature dans ce genre de jeu. Je me contente des grandes batailles et même si certains détails viennent un peu gâcher le plaisir comme le fait de pouvoir tirer sur un adversaire invisible grâce à un tracé qui se dessine autour de leur char – tank que l’on ne voit pas du tout mais que l’on peut viser grâce à un coéquipier qui lui a la vision sur cet ennemi – ou une interface visuelle surchargée, je m’amuse certains soirs une petite heure afin d’accumuler de l’expérience pour débloquer le prochain tier.

Fiche du jeu

Titre : Armored Warfare
Style : Stratégie / bataille de chars / TTS (Third Tank Shooter)
Développeur / éditeur : Saber Interactive / Obsidian (États-Unis)
Éditeur : My.com
Sortie : octobre 2015 pour la version PC et février 2018 pour la version PS4
Plateformes : Windows et PlayStation 4
PEGI : 7 + violence
Prix : gratuit avec achats intégrés
Langues :  français disponible
Site officiel : https://aw-ps4.my.com/fr
Informations à jour au 7 avril 2018

Let’s play d’Armored Warfare

Voici une playlist de plusieurs vidéos dont la première au lancement du jeu sur PS4 puis une autre après le tier 4 atteint :

Notre avis final sur Armored Warfare

Même si je n’ai pas énormément d’heures au compteur, je me suis vraiment amusé. Même si l’interface chargée est parfois illisible et le fait de tirer sur des chars que l’on ne voit pas m’insupporte, Armored Warfare est bien réussi pour prendre du plaisir sans se prendre la tête grâce à un penchant très arcade pas déplaisant. C’est gratuit, rien ne vous empêche donc d’essayer et de voir si cela vous plait ! Avant de sentir le besoin de passer à la caisse, vous avez quelques heures devant vous. Ensuite c’est une autre histoire et on tombe dans les penchants moches des F2P et je conseillerais presque de prendre un pack plutôt que de se prendre la tête 10 heures pour monter un tier

Les plus : free to play / de la bonne arcade / amusant / peu punitif / barrière du free to play atteinte assez tardivement / cartes de bataille bien différentes

Les moins : ça commence à piquer à partir du tier 5 ou 6 / interface surchargée / tirer précisément sur des chars que l’on ne peut pas voir / une tonne de trucs à débloquer pour mieux nous embrouiller / les trucs à débloquer les plus fun (genre les camouflages) qui coûtent une blinde ! / pas assez de modes

[alert type=green]Bon et amusant[/alert]

[alert type=white ]Le test s’est déroulé en jouant de temps en temps durant le peu de temps libre que j’avais… Testé sur la version commerciale PS4 avec un pack fondateur qui nous a été offert pour avancer et découvrir plus facilement le jeu. Aucune idée du temps passé… Entre 5 et 10 heures pour être large. Ou plus… Captures vidéo et d’images réalisées par moi-même.[/alert]

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Élevé à la sauce PlayStation, Thomas est un gamer touche à tout mais qui joue toujours à des anciens titres. Il partage cette passion depuis 2008 et est passé par toutes les cases, du blog à Dailymotion et même la radio pendant 4 ans. Il tente maintenant de faire découvrir ce milieu au plus grand nombre via TechArtGeek ou via des vidéos sur YouTube ou Twitch.

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