Test SUPERHOT
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[Test jeu vidéo] SUPERHOT, shooter au ralenti

Sorti récemment, SUPERHOT voir le jour après une longue période de gestation. Originellement créé lors d’un événement éphémère genre Ludum Dare, SUPERHOT fut imaginé lors du 7 Day FPS Challenge en 2013. Remarqué au cours de cet événement, les créateurs décidèrent d’en faire un jeu complet et passèrent par l’étape habituelle du financement participatif. La même année, le studio polonais engrangeait un peu plus de 250000€ avec le soutien de près de 12000 personnes. Initialement prévu pour mi 2015, le jeu ne sorti qu’en février dernier. On se demande encore ce qu’on pu faire les créateurs durant tout ce temps car le résultat final est mitigé.

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Partant sur un principe jamais vu, la SUPERHOT Team n’a peut-être pas réussi à contenir le poids qui reposait sur les épaules. Trois ans de galère pour une sortie prématurée et une histoire vite expédiée. La volonté scénaristique semble vous mettre dans la peau de monsieur Tout-le-monde devenu accro aux jeux vidéo, le jeu se voulant être un espèce d’avertissement contre les dérives. Mon interprétation des deux petites heures de jeu est peut-être tirée par les cheveux mais quand on vous balance à la tête qu’il ne faut pas trop jouer, qu’on nous oblige à arrêter le jeu pour continuer (on doit réellement quitter le jeu pour avancer), le cassage du quatrième mur est plutôt violent. J’avoue ne pas comprendre où cela doit nous mener car c’est mal écrit, mal amené et que vient faire une telle histoire dans un jeu tel que celui-ci ? Pourquoi s’être forcé à apporter une histoire alors que le gameplay se suffisait à lui-même ? Quand le jeu vous propose de parler à vos amis de SUPERHOT comme étant “le jeu de tir le plus innovant depuis longtemps”, c’est la goute d’eau de trop.

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C’est dommage car le gameplay est proche de la perfection. C’est très simple : le temps ne se déroule que si vous déplacez votre personnage. En gros si vous avez toujours rêvé de faire comme dans Matrix en esquivant les balles, ce jeu est fait pour vous. La trentaine de niveaux vous met dans face à des puzzles de plus en plus long et complexes. En effet SUPERHOT n’est pas qu’un FPS (un jeu de tir à la première personne), c’est un FPS / puzzle game. On meurt en une balle, les ennemis aussi, on est souvent entouré, il faut très souvent réfléchir vite et tenter des mouvements pour voir si ça passe. Si ça casse, on recommence le niveau de zéro et on tente autre chose. Certains niveaux offrent des défis supplémentaires en vous faisant commencer sans arme (il faut donc esquiver pour en récupérer une au sol ou en subtiliser une sur un ennemi). Il existe aussi des armes au corps à corps comme des katanas ou des objets du quotidien que l’on peut prendre pour les lancer. SUPERHOT pourrait donc faire parti de ce qu’on peut appeler l’école du gameplay : un jeu très simple à appréhender, où il faut apprendre toutes les subtilités du jeu au fur et à mesure (easy to pick up & hard to master, comme on dit). Mais l’histoire et sa courte durée nous coupe dans notre élan.

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On lui pardonnera son choix esthétique assumé à base de blanc et rouge mais pas son contenu. Avec une trentaine de niveau, on peut penser qu’on a de quoi faire sauf quand on met 3 minutes max pour les finir en moyenne. En gros il m’a fallu entre 1h30 et 2h00 pour terminer la campagne. Et sans galérer. Le niveau le plus dur m’a peut-être pris 5 à 10 minutes mais pas plus. Et durant ces deux petites heures, on ne joue pas toujours, on subit cette histoire à dormir debout à grand coup de méta-histoire. Je dis non !

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“Pas d’histoire, pas besoin de raison, juste tuer des hommes rouges”. Le jeu arrive à se contredire lui-même !

Cependant le jeu a le cul entre deux chaises car il est extrêmement jouissif. Le mode replay permet de profiter de nos parties sans le ralenti (les joueurs peuvent uploader leurs vidéos sur le site officiel, KILLSTAGRAM). À ce moment on se rend compte qu’on réalise des mouvements très rapides et précis dignes des meilleurs films de shoot. Il y a bien du contenu additionnel débloqué après la fin du jeu comme un mode endless (vagues d’ennemis) ou des challenges mais cela ne vient pas enlever les 23€ dépensés pour deux heures de jeu. Ces modes de jeu sont chouettes et auraient dû être la base de SUPERHOT, pas des bonus.

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L’histoire se vit via un chat.

Si vous êtes toutefois curieux, je vous le conseille grandement mais attendez une promotion. Pour 10 euros, ça vaudra vraiment le coup. Au pire il vous reste la version concept développée lors du 7 Day FPS Challenge qui est jouable gratuitement.

Fiche du jeu (au 10 avril 2016) :
Titre : SUPERHOT
Style : FPS / Puzzle game
Développeur / éditeur : SUPERHOT Team (Pologne)
Sortie : 25 février 2016
Plateformes : Windows, MacOS et Linux. Xbox One (date inconnue)
DRM : Steam, Humble Store, GOG.
Configuration requise : PC classique
PEGI : 12
Prix : 23€

Testé à partir d’une version éditeur sur Steam (Windows). Screenshots réalisés par mes soins en qualité maximum (i5 4590, GTX 770 2Go et 8Go de RAM). Terminé en moins de 2 heures pour la campagne solo.

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Élevé à la sauce PlayStation, Thomas est un gamer touche à tout mais qui joue toujours à des anciens titres. Il partage cette passion depuis 2008 et est passé par toutes les cases, du blog à Dailymotion et même la radio pendant 4 ans. Il tente maintenant de faire découvrir ce milieu au plus grand nombre via TechArtGeek ou via des vidéos sur YouTube ou Twitch.

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